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Il fut un temps ou il était de bon ton de posséder un chien, un singe ou… un nain. À cette époque, où la photographie n’existait pas, il fallait avoir recours à un peintre pour faire étalage de ses possessions. L’ultime richesses, outre les bijoux qu’on portait nécessairement lors des séances de poses, était le nain. Installé à côté de ses propriétaires, un de ceux-ci posait une main sur sa tête symbolisant ainsi la possession.
Sans tomber dans la sempiternelle victimisation, il m’apparaît clair que les gais, dans une société québécoise se disant tellement ouverte, font office de nains des temps modernes. Je m’explique. À l’instar des hétéros qui ne cessent de se demander, à grand coups de sondages et de tests dans les magazines féminins, si l’amitié entre hommes et femmes est possible, je me demande si l’amitié en hétéro et gais l’est.

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