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Drôle de voyage. Moi qui partais une semaine à Cuba pour me baigner, me saouler et rire des 450, j’ai vécu totalement autre chose. Un voyage qui était en fin de compte plutôt entouré d’un mystère. Je n’étais pas là pour rien, les gens que j’ai rencontrés non plus. Petit retour en arrière…
Le site
L’Hotel, d’une capacité moyenne de 2000 personnes, était désert. Nous étions environ 150 visiteurs, presque entièrement des Québécois, une grande partie voyageant seul. Le site est magnifique, l’hôtel, malgré ses 4 étoiles et demie, n’offrait cependant pas le niveau de qualité requis pour des voyageurs exigeants. La notion de qualité étant étrangère aux employés qui n’ont jamais mis les pieds en dehors de Cuba, certains désagréments nous ont permis de raller un peu sur l’ensemble du service. À titre d’exemple, malgré le forfait tout inclus, nous avions la possibilité d’acheter en supplément du champagne Laurent Perrier. Après avoir consommé quatre bouteilles, on nous explique qu’il n’y en a plus. Même chose pour le vin. Étrange.
La plage était plutôt jolie à notre arrivée samedi. La mer était cependant déjà fortement agitée, les vents violents. La tempête Noel approchait. Celle-ci s’est installée près de Cuba et a entièrement ravagé le site. Du dimanche au vendredi matin, la plage n’était pas praticable (il n’y en avait plus), les piscines l’étaient un peu, mais les vents nous balançaient plein de merde à la tête (j’ai même été attaqué par un coussin de transat, crochissant mes lunettes Kenzo!). C’est donc au bar principal que j’ai passé la majeure partie de la semaine, à lire et à boire mes tisanes à la camomille. C’est aussi là que les connexions se sont faites.
La connectivité des destins
Je ne savais trop à quoi m’attendre en allant à Cuba. Je partais avec des préjugés sur ce type de voyage, m’attendant à tomber sur une bande de kétaines. Et la vie m’a servi une belle leçon d’humilité. Ces à Sata Maria que j’ai rencontré des gens qui était là, comme moi, pour une raison, sans savoir laquelle. Nous étions des gens très différents, avec beaucoup de vécu, partageant nos idées, nos opinions sur ce que nous sommes, ce que nous voulons être, des gens avec qui j’aurai pu passer un mois entier sans me lasser. Nous nous sommes retrouvés, nous avions besoin de faire le point. Nous avons partagé, nous avions besoin de dire ce que nous sommes. Et la tempête présente, nous limitant dans nos distractions, nous aura justement permis de nous rappeler.
Il y a eu des échanges, il y a eu de la compréhension, jamais une quête de vérité, jamais un manque de respect. Nous étions différents et en même temps unis. Je n’aborderais pas les étranges hasards qui nous ont réunis. C’est trop particulié et unique pour les détailler dans ce texte. Je peu simplement dire qu’il y a eu un avant et qu’il y a maintenant un après. Nous ne sommes pas devenus des amis, nous sommes devenus des témoins.
Et ce sont mes compagnons de route qui ont fait la réussite de ce voyage. Ce sont eux qui m’ont permis de me rappeler qui j’étais, ce que j’étais. Et c’est René, Norma, Annie, Maria et surtout Nita, Daniel et Yvan que je veux remercier. Merci d’avoir été là en même temps que moi. Nous avons passé un merveilleux Noel ensemble.
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