Décidément, Paul Morris exploite son thème à fond. Les productions T.I.M. ont pour principe de se spécialiser dans un segment de la pornographie gay très limité, le barebacking (très anal), le swallow (l’art de sucer des queux et de s’en foutre plein la gueule) et le stash (catégorie réservée aux size queen et black queen).

Avec Deeper, notre producteur utilise les capacités de Dawson, son performer porn star, avec beaucoup de volupté. Dawson a tourné dans la majeure partie de ses derniers films, c’est une cochonne insatiable, pas un sexe-symbole, mais plutôt une icône du sexe passif. Malgré de multiples pénétrations, Dawson grade toujours son muscle anal en état de service, en redemande, est une zone qui ne demande qu’à être remplie.

Peu de nouveauté dans le style mais plutôt dans la performance. Paul Morris utilise des amateurs dans ses scènes, ne se limite pas aux clichés habituels du jeune minois, aime le sexe et aime le montrer. Ses orgies sont délicieusement filmées, ses participants n’ont pas l’air de zombie drogué, ils aiment l’action, ils aiment les odeurs, les saveurs qu’ils goutent, ils sont passionnés et c’est ce qui se dégage de ce film.

La maitrise du réalisateur et producteur et l’amour du sexe de ses comédiens font de ce film un petit bijou de débauche. Par contre, les amateurs de scénario, de mise en contexte, seront déçus. Aucune ligne narratrice. On est très loin d’un Jean Daniel Cadinot. À vous de voir.